La cité de Silit est particulière... dirigée par une royauté de succube et d'incube, la luxure est loin d'y être un péché, et est même un art de vivre !
 
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 Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.

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Aamon Lupercal

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Messages : 92
Date d'inscription : 16/05/2018
Age : 24

MessageSujet: Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.   Jeu 17 Mai - 8:08

Aamon
Lupercal
Groupe : Citoyens
Âge : 1024 ans
Race : Harkhal
Métier : Garde du corp de sa Majesté Sérénissime, la reine Karen Vi Silit. Anciennement Général émérite et protecteur de la cité de Silit.
Orientation sexuelle : Pansexuel

▬ ft. Hanzo Overwatch

Nom complet : Aamon Lupercal, Le Conquérant, l’Élu de l'arène sanglante.
Groupe : Citoyens
Signes distinctifs:

Tatouages : Une série de runes sur le bras gauche, ayant la forme d'un tatouage symbolisant un dragon comme maitre de son élément de prédilection, la terre Ce symbole s'illumine lorsqu'il utilise cette même magie.

Taille : 2M15

Poids : 147 Kilos

Carnation : légèrement brune, pilosité accrue pour un Elfe.

Yeux : Brun à la normale, Bleu lorsqu'il utilise la magie, rouge lorsqu'il succombe à la rage.

Altération physique : Des excroissances osseuses sont présentes sur le sommet de son crâne ainsi que ses épaules. Tandis que des lames d'os recouvertes d'Adamantium se rétractent depuis ses avants bras et ses coudes.

Armes : Manie à la guerre une masse à deux mains favorisant la pénétration d'armure. Pour ce qui est de son rôle de garde du corps, il utilise simplement ses excroissances raciales.

Armure : Une armure lourde et ouvragée recouvrant l'intégralité de son corps, faite à partir d'Adamantium, le métal de précieux de sa région d'origine. Au sommet de celle-ci trône un casque à corne couvert d'inscriptions runiques. Il ne l'utilise que rarement aujourd'hui de part son statut de protecteur, privilégiant l'agilité à la résistance lorsqu'il accompagne la reine.


Aamon est à bien des égards un personnage énigmatique. Si l'on s'en tient à ses simples faits d'armes datant de l'époque ou il était général, on garde souvent de l'Elfe cette réputation de héros de guerre. Ayant grandement aidé à l'agrandissement de la cité de Silit dans les premiers siècles de sa vie, cette réputation de stratège exceptionnel s'enroule souvent d'une aura néfaste, meurtrière. Car en effet, l'homme est bien plus qu'une simple figure militaire ayant marqué l'histoire. Sadique et cruel, Aamon abusa souvent de ses prérogatives dans son plus jeune âge. N'hésitant pas à user de la torture, ou d'autres procédés répréhensibles pour obtenir ce qu'il souhaite vraiment. Il eut beaucoup de mal à accepter la transition de pouvoir qui s'effectua à l'avènement de la Reine Karen. Sa prédécesseure était effectivement bien plus enclin à la violence, ce qui permit à Aamon de développer son plein potentiel. Entrainant dans le même temps une partie de sa psyché vers une folie douce... Ainsi il en garde encore aujourd'hui les séquelles. Hautain et sûr de lui, il n'hésitera pas à témoigner son mécontentement ou à donner son avis sur une situation, même si celui-ci n'est pas demandé. Expansionniste et agressif, l'Elfe souhaite agrandir les frontières de la cité par la guerre et écraser les royaumes qui se sont jadis dresser contre elle, ses pensées inassouvies étreignent encore son cœur, battant toujours de cette même témérité et gardant de cette manière le soutiens de l'armée. Grande gueule, il lui arrive souvent d'être repris par sa souveraine lorsque l'homme outrepasse ses fonctions. Pour autant n'ayez crainte, il témoigne un profond respect à la famille royale et ne fera jamais quoi que ce soit contre les intérêts celle-ci.

Pour autant n'allez pas vous imaginer qu'il n'est qu'une boule de nerfs, capable du pire. Vous n'auriez là, pas moins que la pire représentation possible de l'homme. Avec l'âge, le protecteur de la reine a été en mesure de dompter ce caractère impulsif, réservant celui-ci pour l'escrime. Patient et méticuleux, il prévoit toujours à l'avance la moindre de ses actions ou de ses paroles. Habitué de la cour, il sait se fondre dans le décor lorsque la situation l'exige, bien qu'il n'apprécie guère d'être passif. Érudit et éclairé par de nombreuses années d'études et une vie bien remplie, il n'est jamais à court d'histoire à raconter et manie le verbe avec brio. Charismatique, il a souvent depuis quelques années tendance à privilégier la manipulation à l'attaque frontale, bien qu'il soit encore et toujours l'une des plus importants maitres d'armes de la cité, en plus d'avoir une maitrise dans la magie de la terre. Rêveur, il ne peut s'empêcher de voir un destin prodigieux pour la cité et ses dirigeants qu'il sert avec une loyauté indéfectible, fricotant avec le fanatisme. Il estime que l'intérêt de la cité l'emporte sur tout autre chose, pour autant le bien-être de ses citoyens rentre aussi en compte à ses yeux et il fera par conséquent preuve de clémence envers les plus démunis, bien qu'il ait encore du mal à accepter le statut des esclaves de la cité.

Bien que le concept d'honneur fût à une époque très importante pour lui, les années de manigance au service de sa souveraine ont eu tendance à fragiliser cette facette de sa personnalité. Pour lui, seul le résultat compte, qu'importe la méthode pourvu que celle-ci soit efficace. C'est d'ailleurs ce qui lui vaut d'être encore aujourd'hui redouté par une partie de la cour, qui voit sa proximité avec la souveraine comme néfaste pour leur propre avancé. Car effectivement, Karen et Aamon bien qu'ayant été par le passé de farouches opposants plus particulièrement dans les plus jeunes années de du succube, forme aujourd'hui un duo détonnant. Ses nombreuses années de service lui ont permis de tisser un lien très particulier avec sa protégée, se permettant des choses qu'il n'aurait sans doute jamais pensées fait durant ses débuts. Sa connaissance du milieu politique, de la stratégie et de l'embrigadement populaire, fait de lui un atout à part. S'écartant en ce sens du rôle standard d'un garde du corps, Aamon est au-delà de ça, un véritable conseiller pour la reine. Ami fidèle et protecteur de Sa majesté, il n'hésite jamais à lui tendre une oreille attentive, sachant parfaitement le grand cœur qui se cache sous le visage prétendument austère et autoritaire de la souveraine. Bien qu'il lui voue un culte proche de celui d'Har et Khal, Aamon a tendance à refréner ses pulsions charnelles la concernant. Ne souhaitant pas développer des sentiments qui pourraient finalement l'écarter de son objectif prioritaire, la sécurité de sa muse, bien qu'elle semble en jouait à son avantage.

Derrière le guerrier expérimenté se cache hélas une âme en souffrance. Ses obligations l'ont trop souvent écarté d'une vie sentimentale saine, ce qui explique dans le même temps le manque de confiance qu'il peut éprouver à l'égard de ses partenaires d'une nuit ou d'une vie. Il ne témoigne que rarement son affection aux autres, si ce n'est la reine, pour la simple et bonne raison qu'il a perdu l'habitude de communiquer avec ses congénères après tant d'années de dévotion au service du pouvoir. Ainsi, bien qu'il soit généralement un très bon orateur, on lui reproche souvent d'être froid et distant même dans son entourage. Blessant sans le vouloir des individus qui voudraient en apparence se montrer bienfaisant dans leur approche, l'Elfe a tendance à uniquement voir le mal dans le cœur de ceux qui se dresse face à lui, oubliant sa propre part d'ombre dans le procédé. Adepte de l'humour noir et de la critique, il tient à dominer son entourage à la fois par la force et la parole, et ne renoncera en conséquence à aucun duel qui lui sera proposé qu'il soit verbal à l'épée, ou bien sexuel.


Par où commencer... La période longue et ennuyeuse où j'étais auprès de mes parents, afin de débuter ma jeune et interminable vie d'Elfe appartenant à une famille noble ? Non. Mon engagement dans l'armée alors ? Mouais... quelques échelons gravis rapidement de par mes capacités innées à semer la mort et mon ambition irrépressible... Non toujours pas. Je pourrais vous parler de mon premier contact avec la magie, à mes journées entières dédiées uniquement au maniement du glaive ou à mes longues nuits d'étude portant sur des domaines aussi ne varie que la stratégie militaire en passant par l'étude de l'argot Orc. Mais vous n'auriez alors qu'une pointe sans saveur d'un être depuis peu millénaire. Alors c'est simple, je me contenterais de vous présenter les moments les plus cruciaux de ma vie. Des périodes de gloire, mais aussi de doute. Des joies intenses auréolées de victoire aux mille saveurs, en passant par des moments de tristesse qui ferait passer la pire des défaites pour une simple égratignure.

Année 246 avant l'ère de Lilith, La prise de Port Royal.

Car il fut une époque où Silit n'était qu'à ses balbutiements territoriaux. Ou la majestueuse cité était en proie à des agresseurs en provenance de tous les bords, et qu'à la tête de l'État trônait une femme particulièrement belliqueuse, du nom d'Ariane Vi Silit. Loin de cette neutralité que nous connaissons de nos jours me direz-vous ? Vous ne sauriez pas mieux dire. Il fut une époque où les armées Silitiennes avaient à se battre chaque jour pour leur reine, se taillant une place à grands coups de glaive dans l'échiquier politique, et dans tout ce fatras j'avais moi, Aamon Lupercal un rôle a joué.

Cela faisait déjà de nombreuses années que j'occupais le rôle de général des forces Silitiennes, réputé pour mon agressivité et mes interventions rapide et parfois excessives, j'avais reçu de ma reine la responsabilité d'étendre notre royaume une fois encore. Ce choix n'avait pas été fait sans raison, Ariane savait parfaitement l'adulation que je lui vouais, j'étais jeune et irrémédiablement amoureux de celle que j'idéalisais alors. Elle était donc persuadée que je mettrais tout en mon pouvoir afin de ne pas lui faire défaut. Il faut dire que je m'étais un point d'honneur à ce que mes faits d'armes lui soient rapportés, naïvement persuadé de combler les désires toujours plus insatiable de ma souveraine. La cité de Silit était isolé du monde, bloquant toute capacité de commerce maritime, Port-Royal de par ses quais offrait donc des promesses de richesses, mais la ville portuaire ne se rendrait pas sans combattre. Le duché-ci présent, avait déjà de nombreuses fois émis des revendications de paix à Ariane, mais celle-ci n'en avait cure. C'est donc à la tête de notre armée que j'ouvrais le pas vers l'avenir. Assiégeant sans merci la population du Duc qui refusait coute que coute de se rendre.

Nous devions nous hâter. Le contexte maritime leur était favorable et l'attrition ne serait pas dans notre éventail cette fois-ci. J'ordonnais donc prestement à notre artillerie de pilonner la ville, à grands coups de trébuchet. Tuant sans vergogne soldats comme civiles, le spectacle sanglant qui m'était livré suffit à me ravir. Tandis que j'ordonnais à notre piétaille d'investir la ville en proie aux flammes, j'avançais à mon tour équiper de mon armure dans les recoins sinistre du palais ducal. Les forces ennemies éparpiller et en proie à la panique furent défaites rapidement par des troupes mieux entrainées et habituées à livrer bataille. Quant au duc récalcitrant, j'en fis mon affaire. Ariane eut le plaisir d'obtenir ce jour-là de nouvelles perspectives maritime et la tête d'un ennemi renfrogné dans le même temps. Un simple sourire satisfait sur son visage eut le don de me ragaillardir pour des nouveaux massacre, dont la simple vision pouvait déjà me faire frémir de tout mon être.

Année 98 avant l'ère de Lilith. Confrontation contre le royaume de Maël.


les années suivant la prise de Port-Royal ne furent pas de tout repos. Les royaumes voisins furent rapidement mis au courant des progressions de notre cité, et finir bien vite par nous jalouser. Un voisin en particulier commença à nous mettre de sacré bâton dans les roues, le royaume frontalier de Maël. Ce qui était au départ de simple sanction économique, se transforma bien vite en menacé militaire aux abords de la frontière parmi les pics enneigés du sud. Ariane toujours aussi décidé à imposer sa volonté aux autres nations du monde, se décida bien vite à répondre de cet affront par une attaque préventive. Ce fut donc avec toujours la même ferveur que je me voyais confier la lourde tâche d'étendre une fois le royaume de Silit au péril de ma vie. Satisfait de la confiance que daigner me confier ma souveraine, je partais le cœur léger mais l'esprit soucieux contre une ennemie que je savais alors supérieur en nombre.

La situation était cette fois-là inversée. Je n'avais pas le loisir de me reposer sur une armée inépuisable et nos revenus bien que conséquent ne me permettait pas de faire un appel excessif à des forces mercenaires qui viendrait épauler nos troupes régulières. En d'autres mots, j'allais devoir une fois de plus improviser. Si les chiffres ne jouaient pas en notre faveur, la psychologie serait donc une alliée salvatrice. Je faisais en sorte dans les premiers mois d'éviter les batailles rangées, me contentant d'escarmouches éparses visant à saper le moral adverse. Les opérations de guérilla et embuscades étaient devenues choses courantes, jouant littéralement au chat et à la souris avec mon adversaire, je souhaitais pousser mon opposant à la faute pour en tirer parti. Ce petit jeu qui devait durer initialement quelques mois, se mua bien vite en année. Mes hommes commençaient à montrer des signes de démoralisation, alors je décidais de passer à la vitesse supérieure. Les mois qui suivirent furent particulièrement sanglants. Gardant encore et toujours cette attitude de traqueur, je faisais en sorte de provoquer le plus de massacre possible sur les civiles de la région, et sur les avant-postes adverses les moins protégés. Tuant des centaines et bientôt des milliers d'innocents sans la moindre gêne. Cette attitude impitoyable fut à l'origine de la réponse grandiose, mais grotesque de mon adversaire de l'époque. Le général ennemi avait en effet eu l'audace d'imaginer qu'un assaut contre Silit eut bien vite fait de régler la situation, s'aventurer dangereusement dans la forêt alors sous le contrôle des forces Silitienne, il n'eut cependant jamais cette chance.

Nous attendîmes patiemment que l'armée soit suffisamment avancée dans la forêt pour empêcher le moindre repli, puis nous fondîmes sur eux. Attaquer de toute part, de nos lames mais aussi avec l'appui de la magie, les troupes de Maël eut bien vite l'intention de fuir le champ de bataille, mais il était trop tard. Ceux qui ne furent pas tués, eurent l'honneur d'être réduit en esclavage. Les Montagnes du sud à présent sans défenses furent dès lors annexé par Silit sans le moindre effort. Ragaillardies par notre victoire, nous dûmes cependant nous arrêter là. Le royaume de Maël n'était pas sans défenses et si l'obtention de ces montagnes était déjà une belle expansion territoriale, Ariane elle-même du refréner ses envies concernant son voisin du sud.

Années 27 Avant l'ère de Lilith la grande révolte de Silit (âge 497)


Si notre expansion avait plus ou moins cessé depuis le conflit le royaume de Maël ce n'était pas le cas des guerres pour autant. Les conflits se succédaient, sans que la victoire nous quitte pour autant. Il s'agissait la plupart du temps d'états mineurs n'étant pas vraiment capable de nous résister, mais dont l'annexion était rendue impossible de par notre armée devenue réduite avec le temps. L'établissement d'État fantoche était dès lors la nouvelle politique d'Ariane, qui étendait encore un peu plus son influence sur le monde. Je prenais à cette époque un très grand plaisir à asservir population et armer au désir de ma reine, développant dans le même temps des talents de sadique rendu bientôt célébrer par-delà les frontières. Hélas, ces conflits bien que très lucratifs furent dans le même temps des retombés inattendues. La livraison ininterrompue d'esclaves, obtenues lors des différents conflits eut pour effet une surpopulation de ceux-ci dans la cité de Silit. Une situation idéale pour l'économie mais qui fut des retombé particulièrement néfaste sur l'ordre public.

Effectivement, poussé à la fois par une partie des nobles réfractaires à l'idée de la poursuite des guerres toujours plus oppressante de la souveraine qu'a murmurée tyrannique, mais aussi par une délégation pernicieuse en provenance du royaume de Maël. Les esclaves de Silit avaient peu à peu été le fruit d'une machination politique. Bien conscient de l'attitude particulièrement sévère de la souveraine ainsi que par mes propres sévices sur les individus, les esclaves avaient fini par se ranger du côté de quelques leaders. Un en particulier, provenant de la grande arène de Silit, avait été capable de rassembler une vaste partie de la population bridée. Ekhon le gladiateur. J'avais moi-même par le passé était fait un tour dans l'arène, j'y avais faits mes armes dans ma jeunesse et étais par conséquent réputé comme un puissant duelliste. Cependant, mes faits d'armes m'avaient mis à dos une bonne partie de cette même cour qui souhaitait se débarrasser de la reine Ariane. On me désigner comme le héraut sanguinaire d'une reine autocrate, je fus donc la cible de ces félons dans un premier temps.

Le jour s'était dressé innocemment sur la cité, celle-ci encore étrangement calme malgré les tensions qui s'accumulaient chaque jour un peu plus au sein des familles nobles. La maison Lupercal avait comme à son accoutumé sous ma direction répondue présent aux côtés de la Reine et promettre de régler la situation au plus vite, mais ce ne fut hélas pas si simple que ça. Les rebelles profitèrent de l'absence temporaire de l'armée envoyer en campagne non loin de là sous le commandement du général Edwingbert pour passer à l'action. Tout se déroula en une paire de minutes, au détour d'une ronde que j'effectuais traditionnellement près du palais de notre dirigeante, des émeutiers apparurent un peu partout équiper d'armes rudimentaires mais soulever par une population enragée. Il ne me fallut que quelques secondes pour comprendre ce qui était en train de se tramer, chargeant vaillamment équiper de mon armure et de mon épée dans les rangs adverses largement supérieurs en nombre, je faisais en sorte de me tailler un chemin hors de l'embuscade qu'on m'avait adressée. Abandonnant par la même occasion et sans état d'âme le restant de ma troupe, je m'engouffrais dans le palais pour m'assurer que la garde royale soit en mesure de défendre correctement le palais, une fois ces précautions prises, je me dirigeais vers les murs de la cité que je savais par avance pris d'assaut par les émeutiers. Si j'étais en mesure de rallier le peu de troupes qu'il me restait, je pourrais alors réprimer l'insurrection avant qu'elle n'embrase toute la cité.

Ma progression ne fut pas aisée, et j'eus à pourfendre une bonne partie de ces pleutres mais cela eut suffi à me procurer un sentiment de béatitude. Je me complaisais dans le massacre tout en pensant aux châtiments que j'allais pouvoir infliger aux têtes pensantes de cette opération. Heureusement pour moi, je fus capable de pénétrer dans les remparts, ralliant les milices de la ville avant de mener une contre-attaque éclair à l'encontre des assiégeants. Alors que nos deux forces s'enlisaient dans une mêlée interminable, je repérais non loin de moi Ekhon, alors occuper à décapiter un lieutenant de la garde près d'une fontaine qui avait depuis peu pris une teinte écarlate. D'un pas déterminé, je me jetais sur lui en un éclair. Si j'étais en mesure de le tuer là tout de suite, la rébellion en prendrait un sacré coup. Usant de la magie de la terre pour affuter mes réflexes déjà bien supérieurs aux standards mortels, j'enchainais les coups de glaives contre le champion orc. Ekhon n'était pas un amateur et malgré des frappes précises et particulièrement violentes de ma part, le cuir de la peau verte n'était pas aisé à découper. Les blessures s'accumulaient cependant rapidement, et profitant d'une charge un peu trop téméraire de mon vis-à-vis, je réussissais d'un coup de lame bien placé à le décapiter. Vainqueur, je soulevais la tête du chef de guerre vaincu en incitant la foule à baisser les armes. Le moral déjà fragile des esclaves n'eut pas besoin de plus pour s'effondrer, laissant tomber leurs armes pour les plus craintifs, tandis que les plus courageux étaient à présent encerclés par mes troupes et rapidement tailler en pièces. Il fut près d'une semaine pour sécuriser entièrement la cité de toute menace, mais à la fin plus aucun contestataire n'était à noter.

Les esclaves récalcitrants furent simplement exécutés. Leurs corps pendu aux quatre coins de la ville, en signe de rappel de ce qu'il en coutait de trahir l'autorité royale. Pour ce qui était des nobles qui avaient participé à l'insurrection, qu'on avait découverte en torturant de nombreux prisonniers, le choix était plus difficile. Karen, la fille ainée d'Ariane souhaitait une fin pacifique au conflit, des sanctions sévères mais juste n'impliquant pas un autre massacre. Mais Ariane était particulièrement courroucée de ce qu'elle estimait être une tragédie. Elle m'ordonna donc de sévir... Ce que je fis, le sourire aux lèvres. J'intervins en personne dans les propriétés de chaque traitre, exécutant d'ignobles façons l'ensemble des parias et leur famille tout entière, cette attitude barbare eut d'ailleurs pour effet d'envenimer très rapidement mes relations avec la première princesse Karen. Les têtes pensantes de l'opération furent apportés en main propre à ma souveraine, afin qu'elle puisse admirer leurs supplices juste avant de pouvoir leur donner le coup de grâce. Cette histoire fut particulièrement marquante pour moi, je nourris depuis cette période une profonde haine des esclaves, et ma notion de l'honneur en prit dans le même temps un sacré coup.

Année - 11 à 0 avant l'ère de Lilith. Seconde Campagne contre le royaume de Maël.


Après les événements de la révolte de Silit, Ariane bien que sur le déclin en matière de sa santé, était encore et toujours furieuse contre le royaume de Maël qui restait encore impuni malgré les nombreuses manigances qu'il avait provoquées. La reine n'avait plus confiance en qui que ce soit, sa propre relation avec sa fille en prit un sacré coup, les deux femmes ne faisant que s'opposer quant aux décisions à prendre pour l'avenir. J'étais moi-même bien moins écouté par mon amante, qui commençait à douter de ma loyauté. Malgré mon amour pour elle, je n'étais pas aveugle. Je savais parfaitement que l'âge commençait à peser sur ses épaules et bien que son apparence n'est presque pas évolué dans le  temps, son esprit commençait à s'affaiblir. Je décidais donc d’obéir à ses suppliques et dépêcher l'armée pour un nouveau conflit qui risquait d'être le plus sanglant de notre histoire. Karen essayait tant bien que mal de me dissuader de prendre part à ce conflit, sachant parfaitement mes méthodes extrêmes  en temps de guerre, mais c'était peine perdue.

Je prenais donc la tête de l'armée, accompagné de mes compagnies devenues à présent célèbres, aux noms évocateurs. Les plus violents d'entre eux étaient sous mes commandements directs dans la bataille, prenant le titre de Dragon Claws en l'honneur de mes appendices, je guidais ses hommes jusqu'au coeur des forces ennemies. Provoquant carnage sur carnage, tout en perdant aussi nombre de mes hommes dans cet effort. Si les guérillas avaient été la stratégie représentative de notre armée lors du premier conflit contre l'Empire. Ce n'était plus vraiment le cas lors du second. La politique autocratique et belliqueuse d'Ariane avait grandement favorisé l'armée. Nous avions recruté énormément de personnel, ainsi que plusieurs groupes de mercenaires, usant de nos nouveaux soutiens financiers pour atteindre des sommets expansionnistes. Cette seconde guerre était donc bien les théâtres de batailles rangées, la plupart du temps prenant cours sur les plaines par-delà les forêts de l'est. Les affrontements étaient des plus brutaux, provoquant sans cesse des morts qui venaient s'ajouter à une liste déjà bien trop longue. Mon adversaire sur le champ de bataille se trouvait n'être pas moins que le propre roi de l'Empire félon, un certain Jaekt II. Loin d'être un imbécile, l'homme pouvait se vanter d'être un véritable meneur en plus d'être un stratège plus que correct. Cependant, le conflit s'enlisa rapidement, les batailles étaient certes destructrices, mais peu nombreuses. Le moral des armées commençait à chuter au fil des années tandis que la perspective d'une conquête reculer peu à peu.

Je décidais donc de prendre le taureau par les cornes, en jouant le tout pour le tout lors d'un conflit décisif près des montagnes que j'avais conquis naguère. Confiant en notre victoire, après cette bataille décisive où je fus en mesure de blesser moi-même Jaekt, lui arrachant de mon épée l'un de ses globes oculaires et manquant de le tuer dans le même temps. Je retournais à la capitale en urgence après une missive marquer du sceau de la couronne. Furieux d'être arraché du champ de bataille après un avantage décisif pris sur notre adversaire, je perdis bien vite cette combattivité une fois arrivée au palais royal. J'appris sur place de la bouche de Karen, le décès de ma reine. Une perte à laquelle je ne m'étais jamais réellement préparé. J'avais appris avec les années que l'amour pouvait prendre des formes très diverses, bien qu'ayant aujourd'hui des doutes sur le fait qu'Ariane ai pu volontairement influencer mes émotions pour s'accaparer mes sentiments à son égard. Je n'en restai pas moins brisé pour plusieurs années.


Karen profita de cette faiblesse pour asseoir son règne en toute facilité. Elle signa malgré mon conseil un accord de paix avec Jaekt et renvoya l'armée à Silit où celle-ci fut finalement fragmentée. Les compagnies les plus zélées à mon service qui avait commis après des années de conflit de nombreux crimes de guerre furent finalement dissoutes, ne laissant plus qu'à mes côtés que les fiers Dragon Claws. Bien vite, les conquêtes militaires furent mises de côté au profit de la diplomatie. Karen allait d'ailleurs se montrait particulièrement redoutable en la matière, mais je n'étais pas au bout de mes surprises la concernant.

Année 50 de l'ère de Lilith : Arène de Silit :


Les années passèrent à une vitesse folle et mon chagrin d'amour finit par s'atténuer. Le rôle de l'armée avait pris un tournant et celle-ci avait dorénavant un rôle de police au sein de la cité. Nos effectifs étaient bien moindres qu'à mon apogée militaire, si bien que nous ne représentions plus une menace directe pour les autres grands royaumes voisins. Face à cette baisse de conflits, je décidais tout en gardant mon rôle de général de rejoindre mon premier amour, le sable de l'arène de Silit. J'avais toujours su comment motiver une foule, et ce talent ne c'était pas estompé malgré les années. Je me complaisais dans la tuerie et la domination, mais je finissais bien vite par perdre de l'intérêt à tout ceci. C'est finalement le grand tournoi qui tint place en 50, en l'honneur de la naissance du tout premier prince du royaume de Silit, qui eut le mérite de me remotiver.

à cette occasion, les plus grands combattants du royaume et de quelques pays voisins furent réunis durant un mois qui marquerait sans doute l'histoire. Les champions de toutes les nations s'opposant l'un contre l'autre, avec à la clé une récompense inconnue mais qu'on disait d'une très grande valeur. Après une série de périples houleux, j'arrachais ma place en finale des festivités en terrassant le champion de Maël. Il s'agissait ironiquement du fils de Jaekt, si seulement les combats avaient été à morts... J'eus pour adversaire lors de cette final, le champion de Dalfon. Un Phénix redoutable qui usa d'une puissante magie de feu à mon encontre. Malgré des blessures sévères et un égo remis en question au cours du duel, je réussis à vaincre le mage en usant à mon tour de la puissance de la terre pour me fournir un boost d'adrénaline qui allait me permettre de toucher ma cible. Malgré une puissance de feu effrayante, il me suffit d'un coup de pied bien placé dans le thorax pour envoyer à terre le sorcier. La réputation concernant ces canons de verre n'était pas infondée décidément.

Satisfait et fier de moi, je m'attendais à recevoir ma récompense de la part d'une reine qui ne me tenait pas vraiment dans son cœur. Après une célébration en place publique où les citoyens de Silit me vouèrent une ovation à nul autre pareil, je me rendis donc au palais royal comme prévu pour recevoir mon présent. Quelle surprise n'eus-je pas lorsque Karen en personne daigna sortir de l'ombre d'un couloir, avant de m'expédier dans une pièce qui m'étais alors inconnue. J'eus l'audace de penser à une récompense charnelle, c'est pourtant un violent coup de poing au visage que je reçus. La jeune reine semblait pour une fois d'humeur belliqueuse... Ce n'était pas pour me déplaire. Après des minutes de lutte, je dus cependant m'avouer vaincu, sa maitrise de la magie était irrémédiablement supérieure à la mienne et je devais par conséquent plier genoux à terre, je réalisais alors que celle qui m'avait toujours paru faible et ignare était finalement bien plus que cela. Devant le respect que je daignais enfin lui témoignait elle ne me fit qu'un simple sourire.

- Bien... Passons plutôt à ta récompense, champion de Silit.

Je ne pourrais pas vous décrire la suite de cette entrevue spéciale, mais je peux vous assurer qu'après pareil vécu, je n'eus plus jamais à remettre en question les capacités de ma nouvelle souveraine.

Années 51 à 299 de l'ère de Lilith, Une nouvelle vie :

à présent parfaitement adapté à la nouvelle gouvernance du royaume, je décidais de collaborer pleinement avec Karen. Lui dédiant le même respect que j'avais témoignais jadis à sa mère, je faisais en sorte de lui venir en aide de mon mieux. Ainsi, je mis mes prérogatives militaire et martiale de côté durant un temps. Favorisant dorénavant la politique et l'art de la mener, je prenais le rôle de conseiller de Son Altesse tout en poursuivant mon rôle de protecteur de la cité. L'adaptation ne fut pas facile et il me fallut de nombreuses années pour sasir l'étendue de la fourberie de la cour, mais je finis rapidement par rattraper mon grand retard dans le domaine. Devenant par la même occasion un des principaux soutiens politique de Karen. Moi qui étais reconnu par le passé comme un conquérant sanguinaire et sadique, en était même réduit en certaine occasion à mener des entretiens diplomatiques avec des nations voisines. C'était déconcertant même pour moi, mais ma reine semblait ravie de ce changement.

Ma proximité avec Sa Majesté me permit dans le même temps de faire plus ample connaissance avec la famille royale. Je côtoyais en effet à de nombreuses reprises les princes et Princesse de la cité. Prenant même de mon temps pour enseigner l'art de l'escrime au très jeune prince Karel, je retiens de cette époque un élève récalcitrant mais plein d'énergie et de bonne volonté. Aujourd'hui encore il m'arrive de croiser le fer avec lui histoire de ne pas trop rouiller, et les progrès qu'il a effectués depuis son enfance sont saisissants.

Pourtant, malgré toute cette bonne volonté et une envie de bien faire, je ne pouvais pas entièrement changer ma personnalité. J'essayais tant bien que mal de persuader Karen de l'importance d'une armée forte afin de garder la mainmise sur la région, mais elle ne semblait guère à l'écoute. Mes envies de massacre étaient encore ancré en moi, comme une malédiction que je ne pouvais endiguer, qu'importe les moyens. Je devais cependant bien avoué que cette longue période à la cour eut le mérite se développais ma patience, et mon art de l'intrigue, j'éviterais à l'avenir de foncer dans le tas à la moindre occasion, étudiant dorénavant tous les choix possibles avant de prendre une décision. Des qualités importantes qui allaient se montrer utiles par la suite.

Années 300 de l'ère de Lilith, Le siège de la cité des vices.

Après 300 interminables années de paix, Silit était de nouveau sur le pied de guerre. Malgré les grandes réformes de la reine Karen, notamment sur le commerce et le traitement des esclaves, notre influence à l'étranger était sur le point de s'étioler. Les raisons ? Des envies expansionnistes d'un pays de fée cette fois-ci... Je pense qu'avec le temps vous avez appris à me connaitre et j'aurais sans doute voté pour l'option de foutre le pays à feu et à sang, mais Karen n'en fit rien. Au contraire, consciente des risques, elle laissa tranquillement le poison gagner le cœur de ses rivaux. Elle me confit un jour cette habitude qu'elle avait prise pour discerner ses alliés de ses ennemies, un choix critiquable mais qui avait fini par payer sur le long terme. Toujours est-il qu'après de nombreuses tractations politiques, une armée d'Edennia vint à nos portes pour défier l'autorité suprême de la maison Vi Silit, c'était un affront que je ne pouvais laisser passer.

Encore général de la cité et protecteur de celle-ci, je m'arrangeais pour préparer nos défenses, en orchestrant notre plan de bataille. Bien conscient que Karel et Aura s'occuperait d'éradiquer quiconque s'approcherait trop près des remparts, je me voyais dans l'obligation de prendre moi-même par au combat une fois encore. Cela faisait trop longtemps que je n'avais eu l'occasion de me repaitre de mon envie de tuerie. Cette malédiction que mon peuple avait à subir, m'avait d'ailleurs rendu extrêmement soupe au lait ces derniers temps. La bataille me laisserait l'occasion d'assouvir mes pulsions, au moins pour un temps. Une fois les forces adverses visibles à l'horizon, je décidais donc de sortir aux côtés de mes hommes.

Vêtu de mon armure d'Adamantium aux couleurs de la nuit, je m'avançais d'un pas lourd et désarmé au coeur des forces ennemies. Lorsque la première lame vint me percuter, je fis sortir de mon avant-bras ma propre lame d'os, arrachant un cri de surprise à l'imbécile que je venais d'occire. Très vite, une danse de la mort vint s'épandre en moi. Me délectant des lésions et autres perforations dont je gratifiais mes partenaires d'un soir. Hélas, ce sentiment de joie intense, vint à me faire perdre la tête. Succombant à la rage qui dévorait mon cœur, mes yeux viraient au rouge tandis que je perdais le contrôle de mes actions. Avançant de manière implacable et loin devant ma propre armée, je tourbillonnais telle une tempête dans cet amas de chair qui ne demandait qu'à être taillé par mes soins. J'ignore combien de temps je suis resté au cœur de la mêlée, ni combien d'âme j'ai fauché ce jour-là. Mais lorsque mon coude vint s'extirper de la poitrine de ma dernière victime, j'étais rassasié.

La général ennemie avait été vaincu par Karel, c'était une bonne chose. Je retournais prestement au palais pour suivre la décision de la reine quant à la suite des opérations. Lui suggérant une contre invasion disciplinaire, Karen m'incita à me taire d'un ton ferme et sans appel. Ruminant à voix basse, je ne pouvais qu'accepter sa décision finale se portant sur un mariage entre son fils et la prisonnière vaincue. Quelle ironie, faire tant de voyage pour tomber dans la gueule du loup... Ou plutôt de l'incube.



Années 301 à 454 de l'ère de Lilith, Petit deviendra grand.


Les années qui suivirent cette guerre furent des plus calmes. Karen m'avait finalement prouvé que la guerre n'était pas l'unique solution à la résolution d'un conflit. Rassuré de la voir une fois encore dépasser mes attentes, je décidais qu'il était grand temps pour moi de prendre un recul envers l'armée. Mes années en tant que général et conquérant resterait sans doute graver toute ma vie dans mon esprit, mais je devais me rendre plus utile à ma nouvelle muse. Ainsi, je laissais de côté la sécurité de la cité à de nouveaux généraux prometteurs, tout en gardant à l'esprit de revenir aux commandes si le temps finissait par le demander. À présent parfaitement accoutumé aux manigances de la cour, je décidais de poursuivre mes obligations de conseiller, prenant par la même occasion le rôle de garde du corps de Karen. Cette proximité avec la dirigeante de Silit me permit d'oublier une partie de mon passé, je n'étais plus simplement un assoiffé de sang. J'avais appris à me maitriser et je comptais bien utiliser cette maitrise de ma personne pour le bien de la communauté.

Figure marquante de la noblesse Silitienne, je brodais mon propre réseau d'espionnage au  sein de la société, m'assurant à l'avance des différentes actions que tramaient les potentiels opposants à ma reine. Cet excès d'orgueil m'empêcha cependant de prémunir la tentative d'assassinat sur le prince Karel. Un individu aguerri avait été en mesure de braver les défenses du palais et à trouver le chemin de la chambre princière. Je vivais cette situation comme un profond échec personnel et dans le même temps, je me réjouissais en me disant que Karel sous mes enseignements avait été en mesure de triompher aisément de son agresseur. L'élève aurait presque détrôné le maitre... S'il n'était pas occupé à passer ses nuits dans le lit de ses conquêtes

.Nous vivions une époque différente, et bien qu'heureux de ma nouvelle position dans la cité. Je tâchais de rester vigilant, gardant en tête la fragilité de ma protégée qui avait pris de l'âge depuis toutes ces années à son service. Je ne souhaitais pas faire la même erreur que jadis avec Ariane, et devais par conséquent me forcer à garder l'esprit éclairé.


Années 483 de L'ère de Lilith, Tentative de Putsch militaire.


La guerre qui opposa le royaume de Maël à l'Empire de Dalfon fut l'une guerre les plus insoupçonné que j'eus à découvrir. Ces deux entités politiques n'avaient jamais eu par le passé d'échange houleux et pourtant, après des frictions au demeurant négligeable une déclaration de guerre fut rapidement misée sur pied. Le Royaume de Silit c'était une fois encore porté comme neutre dans le conflit, et pour la première fois dans ce domaine, j'étais en accord avec ma reine. Un conflit ouvert contre ces deux nations n'avait aucun avantage à fournir, nous pouvions nous délecter de la ruine de nos voisins sans avoir à bouger le petit doigt, une fois les deux puissances saigné, nous n'aurions qu'à prendre l'avantage politique. Cette vision des choses m'aurait sans doute échappé par le passé, mais une chose est sûre, elle échappa au général Siegfried. En effet, l'homme qui m'avait succédé dans le rôle de protecteur de la cité, avait visiblement l'envie de prendre part aux combats qui c'était déclaré depuis peu. C'est du moins ce que mes espions glissés sagement dans les rangs de l'armée me confirmèrent. J'aurais sans doute pu passer outre à ce manque de foi envers notre dirigeante, si l'incube n'avait pas suggéré remplacé notre reine sur le trône.

Membre secondaire de la famille Vi Silit, Siegfried semblait déterminer à mener un putsch afin de déposer la famille royale. Il faut dire que l'homme avait réussi à embrigader une bonne partie de l'armée, se basant à la fois sur sa carrière militaire irréprochable à mon service et sur ses liens de parenté avec la famille royale, il espérait pouvoir atteindre ses objectifs. Au vu de la situation, le risque d'une guerre civile était bien présent, je ne pouvais par conséquent pas me permettre de laisser les choses s'envenimer. j'informais Karen et les autres membres de la famille royal du complot, tout en déployant mes propres agents dans un plan d'action qui assurerait la pérennité de la cité. Je laissais un de mes complices suggéré une faille dans le système de la garde du palais royal, pour permettre à Siegfried de tenter le tout pour le tout lors d'un putsch. Son orgueil ne lui permit même pas de voir la grossièreté de mon plan, il me fit l'espace d'un instant nettement penser à une version antérieure de ma personne. Cette vision m'encouragea d'autant plus à lui faire rendre gorge cette supériorité présumée.

Lorsque lui et ses hommes investirent par la force le palais royal, ils ne découvrirent qu'une poignée de garde offert en sacrifice. Dehors, la foule était consternée par l'attitude du noble. Siegfried était dorénavant percé à jour, la rumeur concernant sa potentielle trahison allait se répandre comme la peste dans tous les murs de la cité des vices. Sous la colère il tenta vainement d'atteindre les appartements royaux, mais n'y trouva qu'un lit vide. Inquiet et dans l'incompréhension, lui et ses hommes quittèrent le palais  pour subir les insultes et la fureur de la foule. Ainsi acculé plusieurs de ses gardes firent massacrer par les simples citoyens de la ville, particulièrement proche de leur reine. C'est à cet instant qu'accompagné par l'ensemble de la famille royal, je décidais de bondir sur le traitre. Massacrant sans vergogne les quelques soutiens qu'il lui restait, l'empêchant dans le même temps d'atteindre les hommes de l'armée qui lui étaient encore fidèles, je tranchais la gorge de Siegfried avant de laisser son corps sans vie au jugement de la foule en colère. Très satisfait de mon geste.

Karen profita une fois encore de la situation pour agrandir sa proximité avec le peuple. L'armée qui représentait sans doute le dernier opposant de la dirigeante avait été pacifié et j'avais eu l'honneur de jouer un rôle dans cette histoire. Je tirais un trait définitif sur mon passé. Je n'étais plus simplement cette figure de conquérant tyrannique, ce champion de l'arène sadique et sanglante. J'étais pour la première fois de ma longue vie, respectais et non plus craint par le peuple que j'avais juré de protéger quoi qu'il m'en coûte. Et pour la première à l'aube de mon millénaire sur cette planète, j'esquissais un sourire de contentement. J'avais finalement trouvé ma place dans ce monde, après tant d'années d'errance et de fourvoiement.


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Artemisia Servoz

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MessageSujet: Re: Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.   Jeu 17 Mai - 12:44

Bienvenue monsieur l'elfe..

je peux t' appeler papi?

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Karel Vi Silit

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MessageSujet: Re: Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.   Jeu 17 Mai - 14:10

Bienvenue ! Tu as jusqu'au 31 mai pour terminer ta fiche, avec possibilité de demander un délai !

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à m'envoyer un mp, ou à poser tes questions dans la section du même nom ! Bon courage pour la suite de ta fiche, et je dois dire que j'aime déjà beaucoup ton mental !


Dernière édition par Karel Vi Silit le Dim 20 Mai - 0:25, édité 1 fois
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Mephista Amirso

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Emploi: Gradée de l'Armée
Maître/Esclaves:

MessageSujet: Re: Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.   Jeu 17 Mai - 20:05

Bienvenue l'baiseur d'arbres !

_________________
1m95 - 110 Kg - Borgne à gauche - Violente - Audacieuse - Vulgaire
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Aamon Lupercal

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MessageSujet: Re: Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.   Sam 19 Mai - 23:59

Bien dans l'ordre :

- Temis : Non pas de papi ça va pas ou quoi Razz

- Karel : J'espère que l'histoire te conviendras elle aussi, si tu as le moindre soucis à mettre en avant n'hésites pas, je modifierais au plus vite.

- Mephis : Merci l'ogresse !

Plus généralement, merci à vous de cet accueil Razz

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MessageSujet: Re: Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.   Dim 20 Mai - 0:55

Eh bien, j'ai grandement apprécié la lecture de cette histoire ! Je n'ai rien à y redire, attention cependant aux fautes, que j'attribue à de l'inattention. Enfin bref...

Félicitations, te voici validé ! Je t'invite dès à présent à aller recenser ton avatar pour t'assurer que personne ne puisse te le piquer, et te faire une fiche de liens si le cœur t'en dit !

Si tu as besoin d'un logement, ou d'un lieu de travail, je t'invite à aller en faire la demande dans ce sujet, et enfin, n'hésite pas poster une demande de rp ici ou à en lancer un libre pour démarrer !

Bon jeu à toi !
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Aamon Lupercal, Un vétéran au service de la couronne.
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